Anaïs, poète & biographe à Marseille
Je suis Anaïs, biographe à Marseille. Je suis née en 1979, dans un petit village d’irréductibles Bretons. J’écris pour celles et ceux qui souhaitent transmettre leur histoire, éclairer un souvenir, ou laisser une trace qui traverse le temps. Mon parcours d’autrice, nourri de poésie, de littérature jeunesse et de mémoire familiale, m’a conduite vers la biographie romancée : une manière douce et fidèle de transformer une vie en récit.
Mon histoire : des mots de l’enfance à l’écriture
L’enfance, territoire fondateur
Je viens d’une enfance où les mots circulaient en silence, comme des présences discrètes. Ils m’ont appris très tôt qu’on peut dire beaucoup sans élever la voix. J’ai grandi avec cette conviction : l’écriture peut relier ce qui se perd, apaiser ce qui blesse, éclairer ce qui se tait.
Maurice Carême, une rencontre décisive
Mon écriture a été fortement marquée par un poète qui a nourri mon regard et mon rapport aux mots : Maurice Carême. Sa plume, d’une grande simplicité, possède une force rare : celle de traverser le cœur sans détour et de laisser une empreinte durable.
« Et il riait dans l’ombre.
C’était son propre cœur,
Vaste comme le monde,
Qu’il offrait à la ronde… »
Mes premiers livres jeunesse
Cet amour des mots, de leur musicalité et de leur pouvoir de transmission, m’a naturellement conduite à écrire plusieurs livres pour la jeunesse, parmi lesquels Panique dans la bibliothèque, Trois histoires pour ce soir.
Pourquoi je suis devenue biographe
Écrire contre le silence
Si je suis devenue biographe, c’est parce que j’ai longtemps observé les zones d’ombre dans ma famille : les secrets, les blessures, les récits interrompus. J’ai vu combien les mots peuvent réparer, relier, transmettre. Écrire pour quelqu’un, c’est lui offrir un espace où sa voix peut enfin se poser.
La mémoire familiale comme point d’ancrage
Dans ma propre histoire, certaines pages manquaient. J’ai grandi avec des silences, des fragments, des questions sans réponse. Cette absence m’a donné le désir d’écouter les autres, de recueillir leurs morceaux de vie, de les assembler avec délicatesse.
La langue des signes : écouter autrement
J’ai appris la langue des signes pour rencontrer autrement. Elle m’a appris la patience, l’attention, la présence. Elle a renforcé ma conviction que chaque vie mérite d’être racontée, quelle que soit sa manière de se dire.
Les premiers mots qui ont touché mon cœur sont des poèmes… et une chanson en particulier :
« Notre vieille terre est une étoile,
où toi aussi tu brilles un peu…
Je viens te chanter la balade,
la balade des gens heureux. »
À partir de là, j’ai su : un jour, je serai écrivain.
De la fiction à la biographie romancée
Mon premier roman : La couleur des hortensias
Mon premier roman est né d’un besoin intime : comprendre ce qui se transmet malgré nous. La couleur des hortensias explore les liens invisibles, les héritages silencieux, les gestes qui restent. Ce livre a été un tournant. Il m’a montré que la fiction pouvait éclairer le réel.
Les cahiers retrouvés de ma grand‑mère
Ce roman m’a conduite jusqu’au grenier de ma grand-mère, où j’ai eu la grande émotion de découvrir ses cahiers d’école et un nombre impressionnant de rédactions. Ces pages, soigneusement conservées, m’ont appris beaucoup sur elle, et sur la puissance des mots pour traverser le temps.
Mon métier aujourd’hui : biographe romancière à Marseille
Transformer vos souvenirs en récit
Aujourd’hui, j’accompagne celles et ceux qui souhaitent raconter leur histoire. Je recueille vos souvenirs, vos émotions, vos images. Je les tisse dans un récit fluide, fidèle et incarné. Chaque livre est unique, comme la vie qu’il raconte.
Une écriture sensible, fidèle et vivante
Je transforme vos souvenirs en récits, mêlant réalité et fiction, pour que chaque vie devienne un livre sensible, vivant et unique, comme une étoile qui brille un peu plus fort.
